La tenue du grenelle de l’environnement en octobre 2007, a engagé la France dans une mutation profonde de ses habitudes de consommation d’énergie.
Les pouvoirs publiques nous incitent à trouver des solutions respectueuses de l’environnement par des dispositifs de crédit d’impôts et une TVA à 5,5% pour l’installation et l’utilisation du solaire-thermique et du bois-énergie.
Le bois-énergie, dont le bois de chauffage est le mode de production de chaleur le plus répandu, bénéficie de cette même tva réduite de 5,5%. L’utilisation du bois de chauffage permet d’économiser 9 millions de tep (tonne équivalent pétrole) par an soit 3,3% des besoins primaires en énergie. Son coût économique reste sans comparaisons : il faut savoir qu’un stère (1 métre cube de bois en 1 métre) est égal à 200 kwh d’electricité, 160 litres de fuel ou 187 m3 de gaz. Ces économies dépendent aussi du pouvoir calorifique du bois qui varie selon 2 principaux critères :
les essences :
Les essences de bois se distinguent notamment par leur densité. On distingue les bois durs (g1) et tendres ;
les bois durs (chêne, charme, hêtre, frêne…) sont plus long à sécher, plus difficiles à enflammer, mais plus énergétiques à la combustion. Leur feu et leurs braises durent plus longtemps et rayonnent davantage
les bois tendres (pin, sapin, peuplier, bouleau, fruitiers divers) flambent bien et rapidement. Leurs résines sentent bons mais encrassent les conduits. Leurs pouvoirs calorifiques sont plus faibles et Leurs braises durent peu.
A noter que les bois traités (contreplaqués, palettes…) sont à éviter puisqu’ils salissent rapidement les conduits et peuvent produire des émanations de gaz toxiques.
le taux d’humidité :
plus le bois est sec plus la combustion dégage de chaleur,
nous recommandons un bois ayant de 18 à 24 mois de coupe avec un taux d’humidité < 20% (h1) afin d’éviter les inconvénients de fumées et l’encrassement du conduit de cheminée par des goudrons (risque accru de feu).